Colin Riccobene
Tempus fugit
Colin Riccobene
Hollow I, 2026, 120 x 80 x 4 cm
Étain, bois contreplaqué, photographies argentiques, plâtre, craie grasse, ampoule.
Pièce réalisée en résidence de co-création avec la participation de Pauline Girard, Mariam Aboubakar et Christale Guerard.
© Vincent Blesbois
Colin Riccobene
Scars 2, 2026, 200 x 120 x 4 cm.
Étain, bois contreplaqué, plaque de métal, photographies argentiques, plâtre, craie grasse, objet métalique, dessin.
Pièce réalisée en résidence de co-création avec la participation de Pauline Girard, Mariam Aboubakar et Christale Guerard.
© Vincent Blesbois
Colin Riccobene
Scars I, 2026, 240 x 200 x 4 cm
Étain, bois contreplaqué, photographies argentiques, plâtre, craie grasse, objet métallique, dessin.
Production : Pièce réalisée en résidence de co-création avec la participation de Paulina Girard, Mariam Aboubakar et Christale Guerard.
© Vincent Blesbois
Colin Riccobene
Vue de l'exposition Tempus fugit au reez-de-chaussée de l'usine du May, 2026.
© Vincent Blesbois
Colin Riccobene
Monsieur Sahuc, 2024, 106,5 x 105 x 24, hêtre, céramique, granit.
Vue de l'exposition à l'usine du May, 2026.
© Vincent Blesbois
Colin Riccobene
Après Monsieur Sahuc, 2026, 40 x 20 cm, granit, photographie argentique.
© Vincent Blesbois
Colin Riccobene
Les arpions du chaudron, 2025, 60 x 51 x 47 cm, étain, chêne, fil de cuivre, fil de lin, béton, céramique.
© Vincent Blesbois
Colin Riccobene
Archives souterraines, 2025, 45 x 25 x 3 cm, chêne, cire d’abeille, étain, enceintes, raspberry pi, photographie.
© Vincent Blesbois
au 20 septembre 2026
Colin Riccobene développe une pratique sculpturale qui s’attache à la notion de temps et se construit à partir de l’exploration de l’espace urbain. Par le biais de collectes de formes et de fragments témoins du passé, il crée des sculptures “mémorielles” composites qui deviennent des témoignages poétiques, personnels et imaginaires.
Au cours de sa résidence sur le territoire, l’artiste a parcouru les villes de Thiers et de Saint-Étienne, marquées toutes deux par une prospérité industrielle et commerciale révolue. Il s’est particulièrement intéressé aux rues ainsi qu’aux espaces abandonnés, dont l’histoire peut encore se lire à travers des ornements architecturaux, des traces d’enseignes ou encore des graffitis. En prenant appui sur ces vestiges du passé par le biais de prélèvements et de collectes diverses, Colin Riccobene a collaboré avec des habitants en confrontant leurs regards : celui des anciens qui entretiennent la mémoire du patrimoine local, et celui de la jeunesse, dont les perspectives nouvelles réinterrogent les lieux. Les sculptures qui en sont issues mettent ainsi sur un même plan les moulages, photographies et artefacts relevant du patrimoine et les graffitis libres et juvéniles réalisés par de jeunes Thiernois.
Né en 2000 à Saint-Etienne, Colin Riccobene vit et travaille à Saint-Etienne et Paris.
Diplômé de l’École Supérieure d’Art et Design de Saint-Étienne, il construit une oeuvre sculpturale à partir de ses explorations et expériences. Il multiplie les déplacements parfois insolites, comme lorsqu’il voyage en train de marchandises, et collecte formes et fragments dans des espaces naturels — forêt, rivière souterraine — ou au contraire marqués par l’activité humaine — ancienne maison de marbrier, lieux abandonnés ou en ruines.
Ce travail se déploie ensuite en atelier pour créer des sculptures « mémorielles », prolongements de ces expériences. Son travail emprunte souvent une esthétique médiévale. Il cherche à mettre en lumière des lieux oubliés ou invisibles dans nos environnements urbains. Ces sculptures deviennent ainsi des témoignages poétiques, chargés de récits personnels et de résonances imaginaires.
Lien vers la page consacrée à sa résidence au Creux de l'Enfer.
L’exposition de Colin Riccobene a été organisée en partenariat avec la Ville de Saint-Étienne, dans le cadre d’une résidence de co-création sur le territoire du Livradois-Forez. Son travail sera exposé à la Serre de Saint-Etienne du 18 décembre 2026 au 23 janvier 2027.