Colin Riccobene

Tempus fugit

du 26 avril
au 20 septembre 2026

Colin Riccobene développe une pratique sculpturale qui s’attache à la notion de temps et se construit à partir de l’exploration de l’espace urbain. Par le biais de collectes de formes et de fragments témoins du passé, il crée des sculptures “mémorielles” composites qui deviennent des témoignages poétiques, personnels et imaginaires.
Au cours de sa résidence sur le territoire, l’artiste a parcouru les villes de Thiers et de Saint-Étienne, marquées toutes deux par une prospérité industrielle et commerciale révolue. Il s’est particulièrement intéressé aux rues ainsi qu’aux espaces abandonnés, dont l’histoire peut encore se lire à travers des ornements architecturaux, des traces d’enseignes ou encore des graffitis. En prenant appui sur ces vestiges du passé par le biais de prélèvements et de collectes diverses, Colin Riccobene a collaboré avec des habitants en confrontant leurs regards : celui des anciens qui entretiennent la mémoire du patrimoine local, et celui de la jeunesse, dont les perspectives nouvelles réinterrogent les lieux. Les sculptures qui en sont issues mettent ainsi sur un même plan les moulages, photographies et artefacts relevant du patrimoine et les graffitis libres et juvéniles réalisés par de jeunes Thiernois.

Expositions

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Printemps-été 2026

Né en 2000 à Saint-Etienne, Colin Riccobene vit et travaille à Saint-Etienne et Paris.

Diplômé de l’École Supérieure d’Art et Design de Saint-Étienne, il construit une oeuvre sculpturale à partir de ses explorations et expériences. Il multiplie les déplacements parfois insolites, comme lorsqu’il voyage en train de marchandises, et collecte formes et fragments dans des espaces naturels — forêt, rivière souterraine — ou au contraire marqués par l’activité humaine — ancienne maison de marbrier, lieux abandonnés ou en ruines.

Ce travail se déploie ensuite en atelier pour créer des sculptures « mémorielles », prolongements de ces expériences. Son travail emprunte souvent une esthétique médiévale. Il cherche à mettre en lumière des lieux oubliés ou invisibles dans nos environnements urbains. Ces sculptures deviennent ainsi des témoignages poétiques, chargés de récits personnels et de résonances imaginaires.

Lien vers la page consacrée à sa résidence au Creux de l'Enfer.

L’exposition de Colin Riccobene a été organisée en partenariat avec la Ville de Saint-Étienne, dans le cadre d’une résidence de co-création sur le territoire du Livradois-Forez. Son travail sera exposé à la Serre de Saint-Etienne du 18 décembre 2026 au 23 janvier 2027.