Jean-Baptiste Perret
Partenariat avec Saint-Etienne
Résidence de territoire
de décembre 2024à avril 2025
Après des études scientifiques en écologie, Jean-Baptiste Perret a travaillé pendant plusieurs années à la protection de l’environnement au sein de collectivités territoriales, dont le Parc naturel régional Livradois-Forez. Diplômé en 2018 des Beaux-arts de Lyon, il poursuit son intérêt pour le milieu rural à travers une pratique cinématographique qui prend la forme de films et d’installations vidéo. Sa production est traversée par la question du soin qu’il envisage comme une attention à la vulnérabilité, inséparable de la puissance régénératrice des individus. Jean-Baptiste Perret filme des personnes qu’il rencontre dans des situations quotidiennes ; il s’intéresse à leur parcours de vie, leur environnement et leurs savoir-faire. À travers divers degrés de mise en scène qui laissent volontiers la place à l’improvisation, récits subjectifs et procédés fictionnels s’entremêlent.
Pendant plusieurs mois, Jean-Baptiste Perret est parti avec sa caméra pour arpenter les montagnes du Livradois-Forez, qu’il connait bien, dans l’objectif de faire des rencontres et de créer des situations propices à la réalisation de nouvelles vidéos. Cette recherche vient compléter le travail que l’artiste mène depuis plusieurs années dans différents lieux du Massif central sur des personnes développant leur propre manière d’habiter la ruralité, avec des rapports particuliers à la solitude, au temps, au vivant et à l’économie.
L’ensemble de trois vidéos qu’il présente pour l’exposition IN VIVO est l’un des fruits issus de cette recherche. Dans Le lavage des cheveux, Christiane la bergère se lave les cheveux comme elle a l'habitude de le faire, au soleil couchant, au bord d'un petit ruisseau de montagne. Dans Spleen, Jean-Marc le vannier évoque tout haut les pensées qui lui viennent à l’esprit pendant qu’il fume un cigare. Leur sens profond nous échappe dans cette langue qu’il semble être le seul à parler ; une association libre de pensées dans laquelle subsiste un état affectif proche du spleen. Dans La réparation du toit, Jean-Marc vient aider Christiane à réparer son toit. Avec des outils rudimentaires, il se déplace en équilibre sur les tuiles pour fixer la tôle qui battait au vent, pendant que Christiane l’observe d’un œil peu rassuré. Un étrange dialogue les relie entre absurde et complicité.
En parallèle de l’exposition au Creux de l’enfer, Jean-Baptiste Perret présente également une série de quatre vidéos au sein de l’exposition Innocence des brumes à La Serre de Saint-Etienne (du 22 mai 2025 au 30 août 2025). Ces deux expositions pourront se lire comme les deux volets d’un tableau paysager décrivant des situations singulières, de liens et de gestes entre les êtres, où les territoires sont investis comme des refuges encore préservés des logiques (agricoles, écologiques, sociales) qui s’appliquent majoritairement ailleurs.
Les vidéos ont été produites par La Société des Apaches avec le soutien de la Ville de Saint-Etienne, du Creux de l'enfer, le CNAP et la DRAC Auvergne Rhône-Alpes.
Remerciements : Christiane Gourbeyre, Jean-Marc Bertin, Myriam Rotagnon, Jean-Claude Corbel, Elodie Lelong, Anne-Marie Griot, Sophie Grandval, François Graveline, Pascale Rodarie. Guillaume Moiron, Pierre-Jean Gallet, Fanette Chavent, Lise Lebleux, Alix Lumbreras, Marie Voignier, Thomas Fourel, Jean-Baptiste Fribourg, Pauline Marion-Mataillet, Antoine Dubos, Maryline Brustolin, Sophie Chappat, Sophie Auger-Grappin et toute l'équipe du Creux de l'enfer.
Courtesy Salle Principale et La Société des Apaches © ADAGP
Jean-Baptiste Perret est représenté par la galerie Salle Principale, Paris (France)