Colin Riccobene

Partenariat avec Saint-Étienne

Résidence de territoire

de février
à avril 2026

Né en 2000 à Saint-Etienne, Colin Riccobene vit et travaille à Saint-Etienne et Paris.
Diplômé de l’École Supérieure d’Art et Design de Saint-Étienne, il construit une oeuvre sculpturale à partir de ses explorations et expériences. Il multiplie les déplacements parfois insolites, comme lorsqu’il voyage en train de marchandises, et collecte formes et fragments dans des espaces naturels — forêt, rivière souterraine — ou au contraire marqués par l’activité humaine — ancienne maison de marbrier, lieux abandonnés ou en ruines. Ce travail se déploie ensuite en atelier pour créer des sculptures «mémorielles », prolongements de ces expériences. Il cherche à mettre en lumière des lieux oubliés ou invisibles dans nos environnements urbains. Ces sculptures deviennent ainsi des témoignages poétiques, chargés de récits personnels et de résonances imaginaires.

Entre février et avril 2026, Colin a profité d'un temps de résidence à Thiers pour explorer la ville, notamment son centre ancien, afin de produire de nouvelles "sculptures mémorielles". Il a également collaboré avec plusieurs adolescents pour agrémenter ses oeuvres de dessins naïfs faisant écho aux graffitis qui animent les rues des villes.

Durant les 2 mois de résidence passés à Thiers, j'ai arpenté chaque ruelle de la ville à la recherche de différentes traces du temps sur les murs. Je me suis rapidement mis à les photographier, les dessiner, les collecter et les mouler. Après cette première étape, j'ai commencé à assembler ces multiples formes dans l'atelier du Creux de l'Enfer. Au cours de ma résidence, j'ai fait beaucoup d'allers-retours entre Thiers et Saint-Étienne, ce qui m'a permis de créer un parallèle entre les deux villes. Sur la route, j'ai croisé beaucoup de maisons abandonnées que j'ai photographiées. À Saint-Étienne, j'ai suivi, semaines après semaines, la démolition de l'usine SFERO située non loin de la place Carnot, en regardant les tractopelles détruire la mémoire d'une époque qui semble aujourd'hui révolue. Cette résidence m'a permis de soulever une question : Que choisissons-nous de garder, de chérir ou bien de détruire au sein de nos espaces urbains ?

Colin Riccobene

La résidence de Colin Riccobene a été réalisée en partenariat avec la Ville de Saint-Etienne et la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes sur le territoire du Parc Naturel Régional Livradois-Forez. Une exposition. de restitution est également prévue du 18 décembre 2026 au 23 janvier 2027 à La Serre, lieu d’expressions artistiques à Saint-Etienne.