Lucie Douriaud
Filafilon
Lucie Douriaud
Tisser les minerais, 2025-2026
Dessins à l’encre métallique sur papier et plaques métalliques, 19 x 12,5 cm.
Production : Institut Français Roumain (Nouveau Grand Tour), en collaboration avec l’Université de Cluj-Napoca
© Vincent Blesbois
Lucie Douriaud
The Next Oil #2 (détail), 2023
Pâte de verre, laiton, cuivre, dimensions variables.
Production : Bourse FoRTE #5 de la Région Ile-de-France
© Vincent Blesbois
Lucie Douriaud
The Next Oil #2 (détail), 2023
Plâtre, pâte de verre, acier, laiton, cuivre, dimensions variables.
Production : Bourse FoRTE #5 de la Région Ile-de-France
© Vincent Blesbois
Lucie Douriaud
Scalène, 2026, sérigraphie sur verre, structure en acier, cuivre, 75 x 170cm.
Production : Lycée Jean Zay et Atelier Ocho Gambas (Thiers), Atelier Faucher (Lyon), Atelier La Fleur du Verre (Tours-sur-Meymont).
© Vincent Blesbois
Lucie Douriaud
The Next Oil #1, vue de l'exposition au Creux de l'Enfer, 2021.
Plâtre, limailles de métaux, laiton, acier, rideaux
© Vincent Blesbois
Lucie Douriaud
The Next Oil #1 (détail), 2021
Plâtre, limailles de métaux, laiton, acier, rideaux
© Vincent Blesbois
Lucie Douriaud
Chalco-todo, vue de l'exposition au Creux de l'Enfer, 2023-2026
Pâte de verre, acier, laiton, cuivre, assemblage vitrail, lumière.
Production : Bourse FoRTE #5 de la Région Ile-de-France
© Vincent Blesbois
Lucie Douriaud
Chalco-todo (détail), 2023-2026
Pâte de verre, acier, laiton, cuivre, assemblage vitrail, lumière.
Production : Bourse FoRTE #5 de la Région Ile-de-France
© Vincent Blesbois
Lucie Douriaud
Dalle à ammolindt, 2015
Moulage en plâtre, 100 x 133 x 5 cm.
Production : ENSAD Paris
© Vincent Blesbois
Lucie Douriaud
Plastossiles (détail), 2018
Déchets plastiques fondus, cailloux, sable.
Production : Les Ateliers Médicis/ Résidence Création en Cours, en collaboration avec François Dufeil et l’école élémentaire Sainte-Rose, Ile de la Réunion.
© Vincent Blesbois
au 20 septembre 2026
Attentive aux paysages et aux activités humaines qui s’y déploient, Lucie Douriaud développe sa pratique autour d’un questionnement général sur les matières et les matériaux qui nous entourent, ainsi que sur leurs modes d’extraction et d’enfouissement dans le sol.
Faisant directement référence aux filons d’or et de minerais — ces masses de substances minérales formées dans une fente de l’écorce terrestre — l’exposition Filafilon présente un corpus d’oeuvres réalisées entre 2015 et 2026, qui nous invite à remonter le fil de la matière pour en retrouver son origine.
Si ses premiers travaux s’attachent plutôt aux déchets plastiques et métalliques d’un point de vue macroscopique à l’échelle du paysage (fossiles plastiques du futur, sculptures incrustées de matières issues de la pétrochimie…), ses travaux plus récents s’attachent plutôt à l’infiniment petit, et aux observations fines de la composition des matériaux qui nous entourent. Ces derniers mois, entre une résidence en Roumanie et une autre au Lycée Jean Zay de Thiers, elle a réalisé plusieurs types d’expériences scientifiques et collecté des photographies microscopiques de métaux, plastiques et minerais. En sont issues une nouvelle série de dessins aux motifs géométriques et des images sérigraphiées sur verre, aux motifs cristallins.
Lucie Douriaud (née en 1992) est artiste-plasticienne vivant à Paris et travaillant à Aubervilliers dans l’atelier partagé Le Houloc.
Elle obtient un DNAP (2013) et un DNSEP (2015) de l’École nationale supérieure d’art de Dijon. Puis elle poursuit ses études en Art/Espace à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris, et obtient son DNSEP en 2017.
Elle construit sa pratique autour des médias de la sculpture, de l’installation et du dessin. Lucie Douriaud développe un processus créatif fondé sur la transformation d’objets du quotidien en matériaux fragmentaires ou filaires qui s’organisent dans un nuancier. L’ensemble produit de nouvelles formes sérielles que l’artiste articule à l’échelle des espaces dont elle dispose. Lucie Douriaud pose un regard critique sur l’évolution des paysages ruraux (moyenne montagne, littoral) et urbains (parcs et jardins). Elle questionne la façon dont les aménagements du territoire participent et perpétuent un rapport de déconnection entre l’humain et la nature. L’artiste s’engage dans une pratique construite par la succession de gestes lents et répétitifs dont elle tire un intérêt esthétique mêlé à un bénéfice méditatif et collaboratif. Lucie Douriaud tente de déconstruire les fondements d’un système productiviste en proposant des solutions de reconnexions aux cycles naturels et entre humains et non-humains.
L’artiste a exposé son travail dans plusieurs institutions d’art contemporain: Centre d’art La Graineterie, Houilles (2024) ; Météo des forêts, MABA – Fondations des artistes (2024) ; FoRTE #5, Les Réserves – FRAC Île-de-France (2023) ; Runspace – FRAC Bourgogne ; 12e Biennale de la jeune Création, La Graineterie (2018). Elle est impliquée dans différents projets collectifs et autogérés et est lauréate du Prix Planète Art Solidaire (2021).
Lien vers la page dédiée à la résidence de l'artiste
au Lycée Jean Zay de Thiers (2026)
L’exposition de Lucie Douriaud est issue d’une résidence au Lycée général et technologique Jean Zay de Thiers, avec le soutien de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.